Déontologie

Risques

Présentation

Le restaurateur est à différencier d’un artiste ou d’un artisan.  Il a en effet pour fonction de garantir la préservation du patrimoine culturel dont les artisans ou artistes sont à l’origine de la création. Il doit par ailleurs suivre un certain protocole lorsqu’une œuvre nécessite d’être traitée. Chaque nouvelle œuvre prise en charge doit faire l’objet d’un examen minutieux puis de l’établissement d’un dossier avec photographies,  montrant chaque étape de la conservation-restauration.

Lisibilité, Réversibilité, Stabilité sont les trois règles fondamentales dont Paul Philippot* est  à l’origine. Celles-ci sont basées sur les principes instaurés par Césare Brandi**.

 

  1. ​​Les interventions de restauration doivent être perceptibles lors d’un examen mais s’intégrer à l’ensemble à distance.

  2. Les produits et matériaux employés peuvent être retirés sans que cela n’affecte l’œuvre.

  3. Le vieillissement des produits utilisés ne doit pas nuire à l’objet mais garantir sa stabilité à long terme. Cette notion va de paire avec le respect de la compatibilité des matériaux employés avec les  matériaux constitutifs de l’œuvre. Celle-ci ne s'en trouve donc ni fragilisée ni dénaturée.

 

Conservation préventive et intervention minimale

L'origine de ces deux principes, assez tardive, fait son apparition dans les années 1980. 

La première fait réference à toute action directe ou indirecte qui vise à ralentir le processus de dégradation de l'oeuvre. Stabilisée, sa pérennité est ainsi garantie. Differentes mesures préventives peuvent être prises, que les oeuvres soient conservées dans un musée, un édifice religieux ou une habitation privée:

- Dépoussiérage régulier.

- Régulation de la température (entre 18° et 22°) et de l'hygrométrie des pièces (ne doit pas dépasser 60%, au risque de voir se développer des microorganismes).

- Eviter l’exposition directe à la lumière du soleil et la chaleur (bougie, radiateur, cheminée).

 

L'un des objectifs premier du restaurateur est de conserver au maximum les matériaux originaux, ce qui définit l'intervention minimale. C'est en ce sens que cette dernière est intrinséquement liée à la conservation préventive.

 

 

Encourus par l’œuvre, les causes en sont nombreuses : facteurs humains (transport, accident, stockage, vandalisme), biologiques (attaques d’insectes, moisissures, champignons), environnementaux (Inondation, feu) et le vieillissement naturel des éléments constitutifs de l’œuvre.

 

Le restaurateur, quand à lui peut, s'il ne fait pas l'usage du port de protections, exposer sa santé à des risques importants, provoqués entre autres par l'inhalation ou le contact avec des solvants.  

 

 

 

Historien de l'art et professeur à l'Université Libre de Bruxelles

** Historien, critique d'art et écrivain Italien, auteur de l'ouvrage réference "Théorie de la Restauration"

© 2015 Atelier Peggy Rème

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